Le rapport des Prs Debré et Even s’en prend frontalement aux publications de la presse médicale, qualifiée de « journaux de l’industrie, sûrs d’eux, désinvoltes, sans scrupules, cyniques, des journaux techniquement très bien faits, mais qui servent la soupe, sans vergogne ». Les auteurs ajoutent que ces titres « se sentent protégés par l’argent des firmes et les articles des leaders d’opinion, financés tout pareil par l’industrie, et qui leur donnent, par leur signature plus que par le fond, l’apparence du sérieux ». Le rapport cite ensuite nommément « Le Quotidien du Médecin » et précise à son sujet : « Pas besoin d’un quotidien pour informer, mais besoin pour endoctriner, marteler sans cesse les mêmes mensonges, dont on dit qu’ils deviennent vérité à force d’être répétés ».
La réponse du Quotidien.
Il est faux de prétendre et d’affirmer que « le Quotidien » nie sa mission d’information. Sa rédaction est composée de journalistes indépendants, médecins et non médecins, qui chaque jour apportent aux professionnels qui les lisent des informations essentielles, que beaucoup jugent aujourd’hui indispensables à leur exercice quotidien. Ces journalistes n’ont pas le sentiment, comme les en accusent un peu vite les auteurs de ce rapport, « d’endoctriner, de marteler les mêmes mensonges ». Des accusations inadmissibles, et qui ne reposent sur aucune preuve.
Certes « le Quotidien » est financé en partie, mais en partie seulement, par la publicité – comme tous les autres média – et notamment la publicité pharmaceutique. Mais les laboratoires n’y sont plus aujourd’hui les seuls annonceurs, même s’ils sont toujours majoritaires. La publicité, dite générale, est de plus en plus présente dans nos colonnes et il faut aussi noter que les pouvoirs publics, conscients de la notoriété de notre titre et de son audience, font appel au « Quotidien » lorsqu’ils veulent faire passer des messages aux médecins.
Enfin, le financement du « Quotidien » dépend aussi très largement de ses nombreux abonnés qui lui font confiance, année après année, et maintenant depuis quarante ans.
Accuser la presse médicale et en particulier « le Quotidien du Médecin » des pires turpitudes est une méthode bien connue. Mais c’est aussi mettre en cause des journalistes qui n’ont de cesse d’exercer leur profession avec la plus grande rigueur.
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