À L’ISSUE de leur rencontre , le 15 juillet, avec la ministre de la Santé, les libéraux ont accueilli avec satisfaction l’élargissement de la prise en charge des patients au secteur ambulatoire. Une reconnaissance de leur rôle, à leurs yeux essentiels. « La ministre est allée jusqu’à dire que la France avait besoin de nous. Ce sont des mots que nous attendions, dit au "Quotidien" le Dr Martial Olivier-Koehret, président de MG France. Nous allons être beaucoup plus sollicités, nous allons mettre en jeu notre santé et celle de nos familles. C’est bien que tout cela soit valorisé. » Même son de cloche du côté de la CSMF, où le Dr Pierre Lévy, secrétaire général, reconnaît que l’évolution du dispositif est « adaptée à la situation actuelle », qui reste « en deçà de ce que connaissons habituellement avec la grippe saisonnière », souligne-t-il.
Toutefois, les médecins insistent sur la nécessité « d’un message fort des pouvoirs publics à la population afin d’expliquer le changement de stratégie », comme le souligne le Dr Lévy. Notamment sur la stratégie thérapeutique : « Nous sommes prêts à assumer notre rôle. Mais j’attends du gouvernement qu’il s’engage pour expliquer qu’on ne prescrira pas du Tamiflu à tous les patients grippés. Autrement nous devrons faire face à l’ire de la population », insiste le Dr Olivier-Koerhet.
Au-delà du dispositif de prise en charge, les libéraux revendiquent l’organisation des campagnes de vaccination, dont la stratégie doit être arrêtée le mois prochain. « Nous devons aussi être des acteurs essentiels de la vaccination. Nous ne voulons pas forcément la pratiquer mais par le dispositif du médecin traitant, les généralistes sont les mieux placés pour améliorer l’acceptabilité des campagnes, s’assurer de leur traçabilité et de suivre leur progression », souligne le président de MG France.
Même si aucune précision de calendrier n’a pour l’heure été donnée, on s’achemine vers une vaccination collective dans des centres organisés avec une stratégie de 2 injections à trois semaines d’intervalle, « la plus vaste campagne de santé publique jamais organisée dans notre pays avec plus de la moitié de la population de plus de 3 ans concernée », prévient le Dr Olivier-Koerhet.
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