Examiné par les députés en séance à partir du 26 janvier, le projet de loi pour la croissance et l’activité prévoit dès son préambule que « les sociétés de professionnels de santé sont expressément exclues du champ » de l’article 22, qui simplifie les règles des sociétés d’exercice libéral (SEL). Les biologistes n’ont donc en théorie plus à craindre les mesures tant redoutées hier : l’ouverture à 100 % du capital et des droits de vote à des non-biologistes, la suppression du quota d’examens pouvant être sous-traités, ou encore les remises sur les examens de biologie médicale, ainsi que la publicité.
Pour autant, le syndicat des biologistes (SDB) s’associera à la mobilisation des professions libérales (UNAPL), ce jeudi. « Tant que le texte de loi ne sera pas paru au "Journal officiel", on ne relâchera pas la pression, explique au « Quotidien » François Blanchecotte, président du SDB. On va entrer dans le dur à partir du 26 janvier, lorsque l’Assemblée examinera la loi Macron en séance, et nous serons vigilants à chaque amendement. »
Évaluation de compétences des médecins retraités, le débat s’enflamme : « Je voudrais bien connaître les résultats de ceux qui exercent »
Fin de vie : les doyens de médecine s’opposent à une formation obligatoire à l’aide à mourir
La justice ordonne la prise en charge des soins chirurgicaux d’une transition de genre
Fin de vie : Macron évoque un référendum en cas d’enlisement des débats parlementaires