Investir dans la qualité au travail, le bien-être et la prévention présente des bénéfices à long terme pour les salariés et les entreprises.
Ce constat a conduit le groupe de protection sociale, Malakoff Méderic, à proposer une démarche globale « Entreprise territoire de santé », avec de nouveaux services pour les salariés et de nouveaux outils de pilotage pour les dirigeants. « C’est le fil rouge de notre démarche, explique Christophe Scherrer en préambule d’une présentation du concept à Marseille, une démarche de conseil et d’accompagnement, dans un lieu comme l’entreprise, considéré comme un lieu de promotion de la santé. » Celle-ci se décline en 4 programmes et s’appuie sur une série d’études pour évaluer à la fois l’état de la santé des salariés mais aussi son impact sur la performance au travail, notamment l’absentéisme.
L’étude annuelle Santé et bien-être au travail réalisée par Anne Sophie Godon, directrice de l’innovation du groupe de prévoyance, a recueilli des données sur les inquiétudes et les besoins des salariés. Les résultats à Marseille montrent une perception de la qualité de vie en entreprise supérieure à la moyenne nationale. Cependant, 44 % des personnes interrogées ont noté une accélération de leur rythme de travail en 2015 (vs 41 % au niveau national) et la moitié confie avoir vécu au moins un événement au cours de l’année écoulée (restructuration, réorganisation, modification imposée de poste...).
Activité physique, tabac...
En terme d’hygiène de vie, les Provençaux ne sont pas forcément des mauvais élèves, avec 40 % qui déclarent pratiquer un sport, 28 % de fumeurs, un peu plus que la moyenne nationale, et une qualité de sommeil relativement stable. Cependant 13 % prennent des produits stimulants ou des antidépresseurs. On peut y voir l’impact de l’organisation du travail ou des changements survenus dans l’entreprise. Ce qui se vérifie aussi sur les arrêts maladie. En PACA, ils sont un peu moins nombreux à prendre un arrêt maladie qu’en France (38 %) mais la durée de ces arrêts serait plus longue qu’ailleurs (39,7 jours au lieu de 31,8 au niveau national). « Les salariés sont d’ailleurs largement préoccupés par ce soutien au moment du retour à l’emploi, explique encore Christophe Scherrer, enfin 70 % des salariés considèrent que l’entreprise doit intervenir dans ses problématiques de santé. » Leur proposer d’améliorer leur hygiène de vie, procéder régulièrement à des dépistages, ou les aider en cas de difficultés avec un parent proche, tout cela fait l’unanimité. Et du côté des entreprises, ce nouvel outil santé doit permettre d’améliorer leurs performances.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes