L'Union nationale des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF), qui a réuni son comité directeur le dimanche 5 juin, exige que la future convention reconnaisse explicitement l'expertise des médecins spécialistes. Constatant que la médecine spécialisée libérale est « encore une fois mise de côté dans ces négociations », le syndicat présidé par le Dr Patrick Gasser redoute un « échec à court terme si ses positions n’étaient pas prises en compte ».
Le syndicat appelle de ses vœux une « hiérarchisation innovante des actes de consultation » (la CSMF défend une grille tarifaire à trois niveaux de 25 à 75 euros), une valorisation de l’expertise pour les spécialistes de premier recours et une prise en compte valorisée des soins non programmés.
Il n'est pas question d'accepter une quelconque baisse autoritaire de tarifs pour certaines disciplines, prévient aussi le syndicat. Lors de la dernière négociation de grande ampleur (avenant 8 signé fin 2012), les revalorisations avaient été largement gagées par des décotes tarifaires sur l'imagerie médicale.
Nuages sur le secteur II
À l'heure où la CNAM semble vouloir clairement privilégier le secteur I et les médecins signataires du contrat d'accès aux soins (CAS), l'UMESPE s'oppose par avance à toute « ségrégation » tarifaire visant « mettre à l’index le secteur II pour le faire définitivement disparaître ».
Le syndicat milite en faveur d'un « nouveau secteur de liberté solidaire accessible à tous » sur la base du contrat d’accès aux soins, jugé trop rigide.
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