La signature de l’avenant 1 à la dernière convention médicale, fin décembre 2016, doit permettre aux pédiatres de voir leur rémunération revalorisée à deux niveaux : par la création du médecin traitant de l'enfant de moins de 16 ans à partir du 1er janvier 2018 ; par une ROSP spécifique, dont le premier versement doit intervenir au premier trimestre 2018. Selon la FMF, ce double coup de pouce financier de l'assurance-maladie (CNAM) devrait correspondre à « une partie non négligeable » des revalorisations prévues pour 2018 par l'assurance-maladie.
Or, le syndicat signataire de l'avenant 1 estime, chiffres à l'appui, que « faute de communication envers les familles et les médecins, les signatures de contrats de médecins traitants (MT) pour les enfants sont à la traîne ».
600 euros de forfait médecin traitant, 400 euros par la ROSP
« Au 30 octobre 2017, seuls 1,5 million d’enfants ont un MT déclaré sur 12 millions de moins de 16 ans, soit 12,5 % seulement de la cible. Ce qui représente en moyenne 113,5 enfants par pédiatre », écrit le syndicat. Selon ses calculs, les pédiatres devraient empocher 681 euros au titre du forfait médecin traitant. « De quoi déboucher le champagne », ironise le syndicat du Dr Jean-Paul Hamon.
La FMF estime également que la rémunération moyenne calculée de la ROSP « atteindra péniblement 100 euros pour les généralistes et 400 euros pour les pédiatres ». En cause : des objectifs difficilement atteignables, comme celui sur l'exploration fonctionnelle respiratoire annuelle pour les asthmatiques, l'évaluation des acquis de vocabulaires par ERTL4 (trouble du langage) pour les enfants de quatre ans ou encore l'examen bucco-dentaire par le dentiste.
« Il y a une sous déclaration des pédiatres de leurs petits patients. Il faut qu'ils fassent un effort. Mais certains seuils sont à revoir car difficilement atteignables. En tout cas, nous estimons qu'il ne faut plus revaloriser les médecins avec une ROSP », martèle le Dr Jean-Paul Hamon.
« Pour les pédiatres, on parle donc d'une revalorisation de… 1 000 euros, bien loin donc des promesses initiales de la CNAM », déplore la FMF.
Selon l'assurance-maladie, les dernières négociations conventionnelles ont donné lieu à une série de revalorisations d'un montant moyen de 16 000 euros par professionnel et en année pleine, pour les 2 000 pédiatres en secteur I et II adhérents au contrat d'accès aux soins. Dans le détail, la CNAM recense un bonus de 10 000 euros sur les actes cliniques, 3 400 euros sur le forfait patientèle (qui inclut à partir du 1er janvier 2018 le forfait médecin traitant et trois autres forfaits), 1 300 euros sur le forfait structure, 900 euros via la ROSP enfant et 400 euros sur la protection sociale.
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