Investissements pour la recherche

200 millions pour 10 cohortes

Publié le 27/01/2011
Article réservé aux abonnés

La ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a dévoilé, avec René Ricol, commissaire général à l’investissement, les 10 projets lauréats de l’appel à projets « Cohortes ». Les intérêts de la dotation de 200 millions d’euros permettront de financer la constitution et le suivi des 10 cohortes sur une période de neuf à dix ans, indique le ministère, qui souhaite que ces dotations de l’État aient un effet de levier (investissements-avenir.gouv.fr).

Ces 10 projets constitueront des bases de données essentielles pour des programmes de recherche ambitieux aussi bien en sciences médicales, avec notamment RADICO sur les maladies rares, ou Cryostem sur le rejet de greffe, qu’en épidémiologie, avec une dimension en sciences humaines et sociales comme pour le projet I-share, qui permettra d’étudier les comportements à risque chez les jeunes adultes (30 000 étudiants suivis sur au moins 10 ans). D’autres grandes pathologies très répandues sont aussi concernées, comme la sclérose en plaques avec le projet OFSEP, ou le cancer du sein avec le projet CANTO.

Sur les grandes questions de santé publique, le projet E4N permettra, pour la première fois à grande échelle, de suivre la santé d’une population à travers trois générations (femmes, filles et petites filles). Ces projets vont aussi garantir à terme, des approches préventives, diagnostiques et thérapeutiques qui permettront d’améliorer la qualité de vie des patients et la prévention de certaines pathologies, comme le projet Psy-CoH, qui suivra pendant dix ans 2 000 patients jeunes, atteints de 3 maladies psychiatriques majeures (schizophrénie, psychose maniaco-dépressive, syndrome d’Asperger), ou encore HOPE-EPI, qui permettra d’identifier les risques environnementaux et les risques génétiques liés au cancer de l’enfant.

Les cohortes bénéficieront à tous les chercheurs du territoire et même au-delà. Certaines se sont associées de nombreux sites, à l’image du projet OFSEP. D’autres seront partagées, tant aux niveaux national, qu’européen ou international, comme CKD-rein, qui s’intègre à un programme de recherche international sur l’organisation des soins, ou CoBlance, sur les cancers de vessie.

Les projets retenus profiteront aussi au tissu industriel, comme par exemple le projet CANTO qui associera à terme des laboratoires de recherche publics et privés afin de développer des indicateurs pour l’approche clinique des traitements anticancer.

S. H.

Source : Le Quotidien du Médecin: 8894