Recherche et formation

L’évaluation insuffle « une dynamique de progrès »

Publié le 14/01/2011
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IL S’AGIT d’une « cartographie » établie par académie, à partir d’évaluations faites entre 2007, date de création de l’agence, et 2010, indique son président, Jean-François Dhainaut. « Ce n’est pas un palmarès, car toute velléité de classement pénaliserait les établissements évalués en 2007 par rapport à ceux évalués en 2010 », précise-t-il. On trouve toutefois les meilleures licences dans les académies de Paris, Lyon et « dans les universités de taille modeste bien ancrées dans leur territoire, comme Valenciennes, Chambéry, Clermont, Metz, Saint-Étienne », indique-t-il. L’activité de recherche est analysée conjointement à celle des formations adossées à la recherche, c’est-à-dire les masters et les écoles doctorales.

Globalement, les évaluations mettent en évidence « la naissance d’une réelle dynamique des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche entre eux et surtout avec le monde socio-économique » ainsi que « le boom des grandes métropoles engendré par la préparation aux récents appels d’offres » liés au plan Campus et au grand emprunt. L’Ile-de-France représente 40 % du potentiel de recherche, avec 7 000 enseignants-chercheurs et chercheurs travaillant dans des unités de recherche notées A+ (l’excellence), Rhône-Alpes en concentre 3 000, Midi-Pyrénées 1 500, puis viennent les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Alsace. Bien qu’elles aient aussi des domaines d’excellence comme l’immunologie et la transplantation à Nantes, les autres régions, qui comptent moins de 500 enseignants-chercheurs et chercheurs d’unités A+, vont devoir bâtir « des collaborations serrées pour atteindre la masse critique » afin de rentabiliser de grands plateaux techniques.

Avec « un dynamisme d’alliance supérieur » à celui de la capitale et « une qualité des formations, tant en licence qu’en master, fortement à souligner », les universités de Lyon et sa région ont été particulièrement distinguées.

En cours, les évaluations des grandes écoles et des organismes de recherche figureront dans les prochaines analyses de l’AERES, qui devraient faire l’objet d’une publication chaque année. Son prochain chantier sera de valider les procédures d’évaluation des personnels. En conclusion, Jean-François Dhainaut indique que « l’AERES a insufflé une culture qualité et d’autoévaluation dans les universités et initié une dynamique de progrès. Cette première évaluation cartographique est un outil novateur et indispensable ». Le document de l’AERES peut être téléchargé, région par région, sur aeres-evaluation.fr.

S.H.

Source : Le Quotidien du Médecin: 8885