Petite ville allemande à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, Kork dispose d’un important centre d’épileptologie. Les neurologues de Kork et des HUS travaillent ensemble depuis 2007 au sein d’un projet européen et partagent certaines activités (examens de PET scan réalisés à Strasbourg pour les patients allemands ou bilans effectués à Kork pour des patients français).
Ces traitements programmés n’étant pas prévus dans les directives européennes, les soignants devaient demander des autorisations préalables avant chaque acte transfrontalier. Les circuits de facturation étaient longs et complexes. Mais grâce à des conventions signées entre les deux hôpitaux d’une part, et d’autre part entre l’ARS d’Alsace et les caisses maladie du Bade Wurtemberg (AOK), ces formalités font partie du passé.
Les traitements sont pris en charge par la caisse du patient, quel que soit le lieu où ils ont été effectués.
Le Pr Édouard Hirsch, responsable du service d’épileptologie des HUS, se félicite que les deux établissements aient été les premiers en Europe à faire sauter ce « verrou » administratif. C’est le résultat d’un travail complexe d’harmonisation, car les systèmes de Sécu français et allemands restent très différents.
« C’est pour cela que ces conventions sont novatrices, elles mettent en place un vrai parcours de soins transfrontaliers programmés », se réjouit le directeur de l’ARS d’Alsace, Laurent Habert.
Ces conventions permettront de renforcer les coopérations France/Allemagne, au moment où d’autres spécialités hospitalières, dont la cancérologie, envisagent de se rapprocher par-delà les rives du Rhin.
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