Parmi les causes de stress des médecins, le risque d’erreurs est particulièrement mis en avant : outre la remise en question de l’exercice qui peut en découler, la judiciarisation croissante de la médecine inquiète. Or près de 97 % des erreurs diagnostiques seraient liées à un problème de raisonnement dans lequel les a priori jouent un rôle clé (1). Comment lutter contre ces préjugés qui orientent l’interrogatoire, l’examen clinique, le traitement et qui peuvent faire le lit d’une communication impossible, voire d’un sentiment de rejet pour le patient ?
Dr Jennifer Abittan-Smadja : « Les médecins doivent lutter en permanence contre leurs idées préconçues »
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Sensibilisée à l’existence de préjugés pendant ses stages d’interne, le Dr Jennifer Abittan-Smadja (Courbevoie) a choisi de réunir de jeunes confrères pour aborder ce sujet dans le cadre de sa thèse. Elle en tire une conclusion centrale : reconnaître que la relation médecin-patient peut être entachée par des a priori permet d’aborder le dialogue avec bienveillance et de limiter les risques d’erreurs et leurs suites angoissantes.
Une hausse différenciée des décès très prononcée parmi les personnes nées hors de l’UE
Crédit photo : DR
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