Le principal problème posé par les sinusites aiguës est le risque de diagnostic par excès devant une rhinosinusite aiguë virale congestive.
Face à cette difficulté, l’imagerie n’apporte pas plus d’arguments diagnostiques que la clinique, raison pour laquelle elle n’est pas indiquée ; les signes seraient non spécifiques et ne permettraient pas de confirmer l’origine bactérienne [18].
→ Les arguments en faveur d’une sinusite maxillaire aiguë purulente sont, dans les suites d'une rhinopharyngite, d’au moins 2 des 3 critères majeurs :
1- persistance ou augmentation des douleurs infra-orbitaires malgré un traitement symptomatique ≥ 48h ;
2- douleur unilatérale, et/ou majorée à l’antéflexion de la tête, et/ou pulsatile, et/ou maximale en fin d’après-midi et la nuit ;
3- augmentation de la rhinorrhée avec purulence continue.
→ Chez l’adulte, ce sont ces critères qui doivent faire prescrire une antibiothérapie, de même que l’échec du traitement symptomatique initial ou les complications. Une sinusite d’origine dentaire est aussi une indication d’antibiothérapie.
→ Chez l’enfant, l’antibiothérapie concerne les sinusitesaiguës sévères maxillaires ou frontales (à partir de 10 ans), ou les tableaux de rhinopharyn-gite se prolongeant au-delà de 10 jours sans signe d’amélioration, ou se réaggravant secondairement.
→ Là encore, si une antibiothérapie est nécessaire, il s’agit de l’amoxicilline : 2-3 g/j pendant 7-10 jours chez l’adulte, et 80-90 mg/kg/j chez l’enfant (8-10j), sauf pour les sinusites d’origine dentaire pour lesquelles l’AMC est requis pour couvrir les anaérobies.
→ En traitements adjuvants, les antalgiques en as-sociation avec des vasoconstricteurs locaux (durée maximale : 5 jours) et lavages de nez peuvent être proposés. Les corticoïdes par voie orale peuvent être utiles en cure courte (7 jours maximum) : uniquement dans les sinusites hyperalgiques, et associés à une antibiothérapie. L’utilité des AINS n’est pas démontrée.
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