François Braun condamne l'agression d'un médecin du Samu sur le parking du CHU de Nice

Par
Publié le 10/05/2023

Crédit photo : DR

Un médecin du Samu a été agressé à 8 heures du matin, mardi 9 mai, sur le parking de l'hôpital Pasteur à Nice. Selon le quotidien régional « Nice matin », la victime aurait eu la hanche fracturée après avoir été violemment poussée. Son agresseur a été placé en garde à vue.

Ce nouvel acte de violence à l'encontre d'un soignant a été immédiatement dénoncé par le ministre de la Santé qui a adressé son soutien au médecin dans un tweet.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a également réagi rapidement, précisant que l'agresseur avait été « interpellé par la police présente sur place ».

Selon les informations du « Figaro », l'agression n'aurait pas été liée à la qualité de soignant de la victime mais à un différend entre automobilistes. 

Mission sur les violences 

La promptitude des réactions à cette affaire s'inscrit dans un contexte de prise de conscience politique de la banalisation des agressions contre les soignants.

Le 3 février, la ministre chargée des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo a confié au Dr Jean Christophe Masseron, président de SOS médecins, une mission sur la sécurité des soignants. Avec sa corapporteure, Nathalie Nion, infirmière et cadre supérieure de santé à l’AP-HP, le médecin de Chambéry doit avancer des propositions concrètes d'ici à la fin de ce mois.

En 2021, l’Ordre avait recensé une hausse de 5,6 % des déclarations d’incidents (agressions, incivilités) chez les médecins. La semaine dernière encore, un couple d'automobilistes a été condamné en comparution immédiate après l'agression d'une rare violence d'un médecin appelé en urgence au domicile d'un jeune patient en Seine-Saint-Denis le 1er mai, a rapporté « Le Parisien ». Les auteurs, sous l'emprise de stupéfiants, s'étaient impatientés dans leur voiture alors que le praticien du SUR 93 cherchait sa route, avant de l'emboutir et de le rouer de coups. Ils ont été condamnés respectivement à 18 et 24 mois de prison dont 12 avec sursis.


Source : lequotidiendumedecin.fr