Campagne tarifaire 2025 : un mois de retard, « pas un jour de plus », exige la CSMF

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Publié le 14/02/2025
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Alors que la publication de la campagne tarifaire des établissements (normalement en mars) aura une nouvelle fois du retard, la CSMF déclare avoir eu l’assurance du ministère que ce décalage ne dépasserait pas un mois. Des avances de trésorerie pourraient bénéficier aux praticiens concernés.

Crédit photo : MOURAD ALLILI/SIPA

C’est devenu une très mauvaise habitude. Cette année encore, la publication de la grille des tarifs hospitaliers publics et privés ne sera pas publiée au 1er mars, date prévue en théorie par les textes pour l’annonce de la campagne tarifaire, toujours extrêmement attendue par les hôpitaux et les cliniques.

En raison, notamment, de la censure et du retard dans le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), cliniques et médecins libéraux qui y exercent devront donc faire preuve de patience avant de connaître leur marge de manœuvre exacte pour 2025. Une nouvelle période de flou, mais pour combien de temps cette fois ? En 2024, « nous avions touché le fond avec plus de deux mois de retard de paiement pour les médecins libéraux soumettant leur trésorerie à de fortes tensions », se souvient avec amertume la CSMF.

Cette fois, « la DGOS (ministère de la Santé) s’est engagée à limiter le retard de publication de la campagne tarifaire 2025 à un mois », assure la CSMF. Ce qui fait déjà beaucoup trop « pour les spécialistes libéraux dont les charges ont augmenté et qui salarient 90 000 personnes », poursuit la centrale polycatégorielle. Son président, le Dr Franck Devulder, indique avoir obtenu également l’engagement que des avances de trésorerie seront proposées aux médecins libéraux qui en feront la demande auprès de leur caisse primaire.

Il précise que son syndicat restera très vigilant pour que « ces deux engagements verbaux de la DGOS soient scrupuleusement respectés et même améliorés quant au retard de cette campagne tarifaire ».

L’an passé, les atermoiements sur les arbitrages ministériels avaient conduit les hôpitaux publics et les cliniques privées à s’écharper sur l’évolution de leur enveloppe respective, chacun tirant la couverture à soi. Cette année, si la DGOS tient sa promesse et ses délais (au maximum un mois de retard), les établissements pourraient découvrir la nouvelle grille des tarifs… le 1er avril.


Source : lequotidiendumedecin.fr