Le compte n'y est pas ! Selon le Syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG), la nouvelle convention médicale signée le 25 août n'apportera que de timides hausses d'indemnisation aux plus de 8 500 maîtres de stage du pays.
Le texte ratifié par l'assurance-maladie et trois syndicats de médecins libéraux (MG France, FMF et Le BLOC) prévoit de revaloriser la maîtrise de stage à travers deux mesures.
La première apporte une rémunération complémentaire de 300 euros par mois pour les maîtres de stage qui signeront le contrat de stabilisation et de coordination pour l'accueil d'un stagiaire à temps plein (calculée au prorata en cas de temps partiel). Mais cette mesure ne concernera qu'un nombre restreint de généralistes installés dans les territoires sous-dotés et ne sera pas suffisante, estime le SNEMG.
Un bonus annuel de 350 euros en 2019
D'autant que le second mécanisme de revalorisation, l'intégration de la maîtrise de stage dans le calcul du forfait structure est jugé « dérisoire » par les généralistes enseignants. La bonification (qui sera d'ailleurs identique pour tous qu'ils soient à temps plein ou non) n'apportera chaque année, sous forme d'honoraires, que 70 euros en 2017, 210 euros en 2018 et 350 euros en 2019.
« Pour un maître de stage, cette bonification n'excédera pas les 10 % maximum en 2019 alors que l'inflation cumulée est de 10,4 % depuis la dernière revalorisation », s'offusque le syndicat présidé par le Dr Anas Taha.
Selon le SNEMG, les revalorisations ne sont pas à la hauteur des enjeux, et ce malgré les engagements pris par Marisol Touraine en faveur des maîtres de stage en novembre dernier, lors de la présentation du second volet de son pacte territoire-santé.
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