Réunis en congrès au Palais des Papes d'Avignon, les jeunes généralistes de ReAGJIR, qui fédère des installés et des remplaçants, n'ont pas fait de théâtre mais se sont glissés dans la peau de journalistes télévisés le temps d'une édition spéciale volontairement humoristique.
Ce "Grand Petit journal" se voulait un zapping des moments forts de l'année 2016 pour la médecine générale. Après le dynamique jingle du groupe punk-rock Gossip, les deux présentatrices, les Drs Charline Boissy et Virginie Suau ont ouvert ce journal télévisé en relayant les récentes actualités du syndicat : la création d'une antenne locale en Poitou-Charentes, ou des actions de NorAgir pour lutter contre les déserts médicaux dans l'Artois et le Cambrésis. Puis elles ont présenté la synthèse des deux dernières années marquées par l'adoption de la loi santé, les élections aux URPS, la grande conférence de la santé, ou encore la signature de la dernière convention. L'assistance a apprécié les reportages qui ont mis en avant le rôle du médecin-remplaçant.
De l'humour mais des sujets sérieux en toile de fond
Dans une ambiance détendue, le directeur de la CNAM, accueilli sur le plateau télévisé, a apporté un décryptage de la convention, fraîchement signée fin août par trois syndicats de médecins libéraux sur cinq (MG France, Le BLOC et la FMF), avant d'échanger avec la salle. La médecine générale a été la priorité de cette convention car « nous traversons une crise démographique », a affirmé Nicolas Revel. Le DG de l'assurance-maladie a exprimé quelques regrets, comme de ne pas avoir investi plus sur les consultations longues. « La convention est imparfaite, a-t-il reconnu, mais avoir une signature est un cap. » Il a ensuite assumé la « simplification » des forfaits (patientèle et structure)...
Sur la question de la place des jeunes à de la table des négociations, Nicolas Revel a rappelé que les représentants des jeunes médecins avaient été reçus trois fois à la CNAM. Ils ont également participé à deux séances de négociation fin février lors de l'ouverture. Enfin, le patron de la CNAM a aussi rappelé que pour être signataire dans une convention, l'étape des élections aux URPS était indispensable…
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