Il paraît qu’il est de bon ton dans ce siècle de s’indigner, mais notre époque nous offre suffisamment de raisons de l’être qu’il faille surajouter une démarche volontaire ?
Le nom, et surtout les valeurs incarnées par ce personnage, qu’est Sébastien Chabal, sont associés à un groupe pharmaceutique dans une série de spots publicitaires, dans lesquels les pharmaciens semblent terrorisés et ne pouvoir agir que sous l’influence physique et morale de ce rugbyman, au demeurant fort sympathique.
L’un des slogans, qui figure sur une affiche à l’effigie du Valentinois, est : « Quand on a un client comme Chabal mieux vaut… » Les pharmaciens travaillent-ils sous la menace ?…Incitent-ils par là les gens non célèbres, les malingres, les imberbes ainsi qu’une grande partie du beau sexe à se munir d’une kalachnikov pour se voir honorer leurs ordonnances ?
Il y là vraiment de quoi s’indigner devant la dérive d’une profession qui ne cesse par mercantilisme de se tirer une balle dans le pied et qui sera bientôt, je n’en souhaite pas l’augure, remplacée par des distributeurs automatiques qui scanneront les prescriptions, si elle ne se réorganise pas autour de valeurs sanitaires et humanistes et non sur celles qu’elle véhicule actuellement.
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