L’ASSOCIATION RIR-IDF (Regroupement Implantation Redéploiement) a procédé lundi à la pose de la première pierre de la future maison de santé de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), en présence du maire de la ville, Didier Vaillant, du président de la région, Jean-Paul Huchon, et de la secrétaire d’État à la Ville, Fadela Amara. Une première pierre symbolique, explique le Dr Bernard Huynh, président de l’association et promoteur du projet, puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle construction mais de la reprise et adaptation d’un bâtiment déjà existant, qui appartenait à la CPAM du département.
Avant l’ouverture, prévue le 15 mai prochain, les travaux de réfection auront néanmoins coûté près d’un million d’euros. À cette date, cette maison de santé, baptisée « Cabinet médical Val-de-France » accueillera cinq médecins généralistes, cinq infirmiers, trois kinés, deux chirurgiens-dentistes, un gynéco, un cardiologue, un ORL, ainsi qu’un pédicure-podologue, un psychologue et un nutritionniste. Selon le Dr Huynh, une partie des professionnels qui exerceront dans la maison de santé vient de Villiers-le-Bel, les autres s’implantant nouvellement dans la commune à la faveur de la création de la maison de santé.
Ces professionnels se verront totalement déchargés de l’intendance, de la gestion des salariés et de l’informatique, ainsi que du risque de vacance de l’un des cabinets médicaux ou paramédicaux, grâce à la présence d’une société à but non lucratif, Ancillia SAS, qui assumera l’ensemble de ces fonctions. Les professionnels de santé continueront à percevoir leurs honoraires individuellement et payeront un loyer fixe mensuel à Ancillia. Pour Bernard Huynh, « la formule généralement retenue dans ce genre de structure est la SCM (société civile de moyens). Mais cette forme juridique rend les professionnels de santé solidaires en cas de problème, ce qui constitue pour eux un obstacle majeur. Nous avons préféré confier la gestion de notre maison de santé à la société Ancillia, pour qu’elle assume la gestion et le risque de vacance à la place des professionnels. Il faut simplifier au maximum leurs conditions d’exercice, ils n’ont pas vocation à être des martyrs. »
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