L’époque n’est plus aux grands conglomérats où coexistaient différents secteurs sans liens de synergie évidents. Philips avait ouvert le chemin en se séparant de son activité historique, l’éclairage. Ce recentrage sur la santé opéré par le géant néerlandais produit aujourd’hui ses premiers résultats. Philips n’est plus seulement un acteur princeps de l’imagerie. Il est désormais présent dans toute la chaîne de valeur de la santé, y compris le bien-être et la puériculture En témoigne l’annonce lors d’une conférence de presse de la création d’un centre d’expertise mondiale en intelligence artificielle dans l’Hexagone. Un plan d’investissement est programmé sur cinq ans. Trois spécialités sont concernées en priorité par ce déploiement technologique, à savoir la cardiologie, l’oncologie et les maladies rares. L’ecosystème est ouvert aux partenaires académiques.
Au-delà de l’imagerie, Philips s’ouvre à une nouvelle discipline, l’anatomopathologie. Il ne s’agit pas de se substituer au spécialiste, de l’ubériser. Mais de l’aider au quotidien dans des tâches fastidieuses comme la détection et le comptage tumoral par exemple. Enfin, Philips a été retenu à la fin de l’année 2017 comme fournisseur des plates-formes de séquençage d’analyse du génome dans le cadre du plan France génomique 2025. Et équipera donc les 12 centres retenus pour procéder à l’analyse du séquençage. La société est également présente dans la télémédecine et le monitorage en continu. La santé est bien un investissement porteur pour les grands groupes internationaux.
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