Comment concilier l'accès à l'innovation thérapeutique avec des coûts de plus en plus élevés et le respect des règles éthiques ? Après de nombreux rapports (Cf. Décision & Stratégie Santé N°321 les entretiens avec le Pr Alain Fischer et Jean-Patrick Sales-CEPS), le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) vient de publier son avis. Il est structuré autour d'un triptyque : exigence de transparence/renforcer et/ou élargir les compétences de la puissance publique/ développer une politique de coopération à l'échelle européenne, voire internationale. Afin de renforcer la transparence, le CCNE appelle à un « Ségur du médicament » qui réunirait l'ensemble des parties prenantes. L'avis recommande un plafonnement des dépenses de lobbying ainsi que l'évaluation de la loi anti-cadeaux. Toujours dans le cadre des débats post-Mediator, le CCNE demande un « contrôle des missions réalisées par les visiteurs médicaux, et leurs impacts sur les actes de prescription ».
Concernant la puissance publique, l'avis au-delà du renforcement des moyens et des compétences suggère la création « d'un pôle public du médicament » qui aurait pour vocation la production de médicaments innovants à but non lucratif.
Enfin, une coopération à l'échelle européenne permettrait de lancer une réflexion autour de la notion de « biens publics mondiaux » visant certains médicaments innovants. Autant de propositions qui se heurteront au nouvel accord-cadre actuellement en négociations entre le CEPS (Comité économique des produits de santé) et le Leem.
La ministre Stéphanie Rist lance un Observatoire de la désinformation en santé
Tenir l'objectif de 12,7 milliards de déficit pour 2027 : l'ordonnance de la Cour des comptes pour rétablir la Sécu
Ordonnances, 49-3, voie de passage ? Les débats sur le budget de la Sécu entrent dans le vif ce mardi
Violences sexistes et sexuelles : ce que prévoit la loi intégrale pour les médecins