Jean-Pierre Davant n’a cessé de militer pour « faire reconnaître les valeurs du modèle non lucratif, celles de responsabilité, de démocratie, de solidarité et de parité », insiste la FNMF qui évoque un « militant engagé de la santé publique et de la prévention, fervent défenseur de la lutte contre toutes les discriminations », capable d’innover en faisant par exemple reconnaître l’importance de la méthadone comme traitement de substitution dans la prise en charge de la toxicomanie. Il fut également à l’origine de la Fondation de l’avenir pour la recherche médicale appliquée en 1987 et de l’Institut Mutualiste Montsouris en 1998.

Sauver la Sécu

Jean-Pierre Davant n’était pas prédestiné au monde mutualiste : né en avril 1945, fils d’un directeur d’école primaire et d’une infirmière, il était entré… à l’École nationale des impôts, devenant inspecteur principal des impôts.

Après avoir contribué à la création de la Mutuelle des agents des impôts (MAI), puis présidé aussi la Mutualité de la Fonction publique (MFP), il avait rejoint le conseil d’administration de la FNMF avant d’y emporter la présidence en juin 1992, succédant à René Teulade, réélu en 1998 puis en 2004. Ses mandats auront été marqués par les congrès de Bayonne (1994), de Lille (1997) puis de Paris (2000). Lors du congrès de la Mutualité à Toulouse, en juin 2003, Jean-Pierre Davant avait proposé une résolution remarquée présentant vingt-cinq mesures concrètes destinées à « sauver la Sécurité Sociale » et à réduire les inégalités de santé, parmi lesquelles la création de la Haute Autorité de santé (HAS).
Passionné de rugby, cet amoureux de ses Hautes-Pyrénées natales était reconnu pour sa pugnacité, n’hésitant pas à bousculer la profession médicale en défendant un « parcours de santé mutualiste » pour corriger les lacunes du parcours de soins autour du médecin traitant.

Le Quotidien adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.