Extubation : le Snphare veut clarifier la réglementation de la pratique des infirmiers IDE  

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Publié le 25/08/2026

Un arrêté a mis en émoi la communauté de l’anesthésie-réanimation au mois d’août. Ces professionnels demandent à l’exécutif de préciser la réglementation de la pratique des infirmiers IDE en matière d’extubation en salle de surveillance post-interventionnelle.

Anesthésies-réanimateurs

Les anesthésies-réanimateurs demandent à l’exécutif de préciser la réglementation de la pratique des infirmiers IDE en matière d’extubation.

Une polémique a secoué l’anesthésie réanimation tout le mois d’août. Plusieurs organisations (Conseil national d’anesthésie-réanimation médecine péri-opératoire (CNP ARMPO), Association des anesthésistes libéraux (AAL) et le Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs élargi (Snphare) ont alerté le ministère de la Santé et la Direction générale de l’offre de soins.  

En cause ? La formulation de l'arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisées par les infirmiers diplômés d'État. Son article 1er autorise les infirmiers à assurer les soins d'une personne intubée ainsi que l'aspiration des sécrétions mais prévoit parallèlement "le changement et retrait de sondes à oxygène, gastriques, vésicales, rectales […] à l'exclusion de la sonde d'intubation".  

Pratique de l’extubation des IDE sous la supervision des MAR 

Alors que le décret de 1994 reconnaît que des salles de surveillance post-interventionnelles peuvent être composées uniquement d’IDE “formés à la surveillance en SSPP” sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur, rappelle le Snphare, “il n’a jamais été écrit dans la réglementation que ces infirmiers étaient autorisés à pratiquer les gestes d’extubation ou de retrait de masque laryngé en post-opératoire”. Mais parallèlement en 2004, un décret de compétence des IADE a introduit une exclusivité sur le sujet, qui a été confirmée récemment par la DGOS auprès de nos confrères d’Hospimedia.   

Sous-effectif de MAR et IADE et hausse du nombre d’interventions 

Ce qui a fait sortir des gonds le Snphare : “Si nous comprenons cette réponse de la DGOS, elle est cependant en décalage profond avec la pratique actuelle de nombreux établissements et met en difficulté les organisations actuelles de certains blocs opératoires.” En conséquence, le syndicat réclame que la DGOS envoie une information “claire” aux directeurs d’établissements publics et privés. L’objectif pour l’organisation syndicale est de “ne pas déstabiliser une offre de soins en anesthésie déjà contrainte par des nombreux facteurs (sous-effectifs de MAR et d’IADE et augmentation du nombre d’interventions)”.  

 


Source : lequotidiendumedecin.fr