Lymphome : le rituximab réduit le risque de récidive
L’étude de phase III PRIMA montre qu’un traitement de deux ans par le rituximab réduit de 50 % le risque de récidive d’un lymphome folliculaire. Dans cette étude ont été inclus des patients souffrant d’un lymphome folliculaire au stade III ou IV et dont la maladie a été réduite ou éliminée par une chimiothérapie d’induction comportant du rituximab. Ces patients ont soit reçu du rituximab pendant deux ans de plus soit été soumis à une surveillance. Après un suivi médian de 25 mois, une reprise de la progression de la maladie a été observée chez 18 % des patients du groupe rituximab et 34 % des patients du groupe surveillance. Par ailleurs, la FDA a approuvé au 1er trimestre 2010 Rituxan/Mabthera dans la LLC CD20 positive, associé au protocole FC.
Le nilotininb dans la LMC
L’étude ENESTnd de phase III comparaît le nilotinib (inhibiteur de tyrosine kinase de 2e génération) à l’imatinib (inhibiteur de TK de référence) en traitement de première ligne dans la leucémie myéloïde chronique (LMC) Ph+. Les patients recevaient soit le nilotininb (300 ou 400 mg deux fois par jour) soit l’imatinib (400 mg une fois par jour). À douze mois, aux deux posologies, le nilotinib induit un taux de réponse moléculaire majeure (critère principal) plus élevé que le produit de référence. Quant au taux de réponse cytogénétique complète (critère secondaire), il était de 80 et 78 % dans les 2 groupes nilotinib et de 65 % dans le groupe produit de référence. Une nouvelle analyse à 18-24 mois montre que le nilotinib reste supérieur.
Zometa dans le myélome multiple
L’essai MYELOMA IX dans le myélome multiple chez des patients recevant un traitement spécifique montre que Zometa I. V. (acide zolédronique), par rapport au clodronate, réduit (de 26 %) le risque de survenue de la première lésion osseuse et améliore la survie globale (50 vs 45 mois).
Décapeptyl LP 22,5 mg dans le cancer de la prostate
Ipsen et Debiopharm Group ont lancé début 2010 en France la formulation à libération prolongée sur six mois de Décapeptyl (Décapeptyl LP 22,5 mg) pour le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant localement avancé ou métastatique. Dans une étude de phase III, 97 % des patients ont atteint les seuils de castration de la testostérone plasmatique 28 jours après la première injection ; 93 % ont maintenu leur niveau en dessous du seuil des semaines 8 à 48 ; 98,3 % étaient sous le seuil aux visites de 6 et 12 mois.
Iressa dans le cancer bronchique NAPC
Traitement oral indiqué dans le cancer bronchhique non à petites cellules (NAPC) localement avancé ou métastatique avec mutations activatrices de l’EGFR-TK (tyrosine kinase), Iressa (gefitinib) a été mis sur le marché par AstraZeneca. L’autorisation couvre toutes les lignes de traitement et inclut la première ligne. Cette AMM européenne est fondée sur 2 études pivot de phase III (IPASS et INTEREST) qui ont montré notamment que les patients porteurs d’une mutation de l’EGFR et traités en première ligne par Iressa bénéficient d’une réduction de plus de moitié du risque de survie sans progression avec des médianes supérieures à 9 mois.
Le denosumab dans le cancer prostatique avec atteinte osseuse
Dans une étude de phase III chez près de 2 000 patients atteints d’un cancer de la prostate avec métastases osseuses, le dénosumab a montré sa supériorité sur un bisphosphonate en ce qui concerne, d’une part, le délai d’apparition du premier événement squelettique, d’autre part, le taux de multiples événements squelettiques.
Cancer de la prostate ; l’apport de Firmagon se maintient
Firmagon (dégarelix) est un décapeptide de synthèse des Laboratoires Ferring. Contrairement aux agonistes de la GnRH, il a une action immédiate, sans pics de testostérone à l’instauration du traitement. L’étude pivot du dossier d’AMM a comparé le dégarelix à la leuproréline. Des résultats complémentaires montrent qu’après un an de traitement, les patients traités par Firmagon ont significativement moins de risque d’échappement du PSA ou de décès.
Un centre d’excellence Pfizer
Dans le cadre du partenariat entre l’industrie pharmaceutique et les centres de recherche, après l’IGR de Villejuif, le centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau de Nantes devient le deuxième centre d’excellence pour Pfizer. Parmi les projets, une étude de phase II avec le crizotinib (inhibiteur de c-MET/ALK) dans le cancer du poumon NAPC chez les patients présentant une translocation ou une inversion du gène ALK.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024