Pr Anne Vambergue : « Mody révélés par la grossesse : une situation qui existe, dont la prise en charge est encore mal balisée »

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Publié le 23/03/2026

On peut facilement ignorer un diabète monogénique, même si des signes d’alerte comme une glycémie à jeun légèrement supérieure à la normale (entre 1 et 1,26 g/l) sans facteur de risque particulier, a fortiori si c’est aussi le cas d’autres membres de la famille, devraient alerter. Chez une femme en âge de procréer, il est préférable de le savoir avant une grossesse, pour prendre les mesures préventives nécessaires. Explications de la Pr Anne Vambergue, cheffe du service de diabétologie-nutrition, Institut européen de génomique du diabète (CHU Lille).

Pr Anne Vambergue, cheffe du service de diabétologie-nutrition, Institut européen de génomique du diabète (CHU Lille)

Pr Anne Vambergue, cheffe du service de diabétologie-nutrition, Institut européen de génomique du diabète (CHU Lille)
Crédit photo : DR

Les diabètes Mody sont des diabètes monogéniques, liés à un variant pathogène d’un gène le plus souvent impliqué dans la sécrétion de l’insuline ou, plus rarement, dans le développement du pancréas. Ces diabètes Mody représentent 2 à 3 % de l’ensemble des diabètes. Le Mody-2 (encore appelé diabète Mody-GCK) est le plus fréquent : 1/1 000 des personnes atteintes de diabète serait concernée. Le Mody-2 est lié à une perte de fonction du gène de la glucokinase (GCK), responsable d’une augmentation du seuil de glucose déterminant la sécrétion d’insuline.

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