L’AP-HP entame ce 9 septembre l’évaluation « en conditions réelles » de deux tests rapides antigéniques (TRA) pour le dépistage du Covid-19, comme l’avait annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, la veille sur France Inter.
Réalisés à partir d’un prélèvement nasopharyngé, ces tests ont une sensibilité inférieure à la méthode RT-PCR, mais permettent d'obtenir un résultat en 30 minutes. Dans une fiche datée du 18 mai, la Haute Autorité de santé (HAS) notait que ces tests affichaient de « faibles performances notamment en cas de charge virale basse ».
Une solution pour les opérations massives de dépistage
Au cours de l’été, l’AP-HP a mené une première évaluation de ces deux tests sur 700 prélèvements congelés (moitié positifs, moitié négatifs). « L’un des deux a montré une meilleure sensibilité même si elle reste inférieure à la méthode de référence : RT-PCR », indique l’AP-HP.
Si les tests RT-PCR restent le test de dépistage de référence pour les patients symptomatiques, pour les cas contacts de Covid avérés ou pour confirmer un test antigénique positif, les TRA « sont tout à fait adaptés aux opérations massives de dépistage », souligne l’AP-HP, y voyant un « dispositif complémentaire », « apportant une capacité additionnelle de tests, réalisables hors laboratoire d’analyse médicale ». Autre avantage mis en avant, les résultats rapides permettent un isolement des cas et un traçage des contacts plus précoces.
L’AP-HP a d’ores et déjà commandé 100 000 tests rapides, qui sont « en cours de livraison ». Une étude « en double systématique TRA + PCR » sur environ 800 personnes va également être lancée pour l’analyse de chaque prélèvement nasopharyngé par les deux méthodes.
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