Ce n’est qu’une explication, pas une recette miracle. Des chercheurs de Chicago viennent de comprendre… l’incompréhension dans les couples.
C’est vrai, chacun pense saisir l’autre (conjoint ou ami intime) à demi-mot, parce qu’il en est très proche. Faux, s’exclament Boaz Keysar et son équipe, cette intimité fait surestimer la qualité de communication. Nous sommes victimes de ce qu’ils appellent un « biais de proximité ».
Pour le prouver, les psychologues américains ont réuni des couples et les ont assis dos-à-dos. Le jeu consistait à répondre à des phrases volontairement ambiguës. Les couples formés pensaient s’en tirer haut la main. Déception ! Le score a été sans appel, les conjoints ne se comprennent pas mieux entre eux qu’ils ne comprennent des étrangers.
Alors qu’elle devrait la favoriser, pourquoi l’intimité nuit-elle à la transmission de l’information ? Parce que celui qui parle pense que la proximité dispense de longues explications. Quant à celui qui écoute, il extrapole ce qu’il entend à partir du vécu commun. Mais quand il s’agit de parler à un inconnu ou de l’écouter, l’interprétation est mise de côté au profit du contenu réel de la phrase.
Est-ce à dire qu’on s’entend sans s’écouter dans un couple ?
Journal of Experimental Social Psychology, janvier 2011.
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