20 000 enfants suivis dans ELFE

Publié le 17/12/2015
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L’étude ELFE, « Étude longitudinale française depuis l’Enfance » est conduite par deux instituts, l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Plus de 400 chercheurs de 60 laboratoires sont pour l’occasion mobilisés autour de plus de 80 projets. Il s’agit de la première étude, scientifique, qui aborde les multiples aspects de la vie de l’enfant. L’observation de près de 20 000 enfants nés en 2011, suivis de la naissance jusqu’à leurs 20 ans, devrait permettre de mieux comprendre les déterminants (environnementaux au sens large, entourage familial et conditions de vie) de leur développement physique, psychologique et de leur santé.

En dehors de l’allaitement, un autre volet périnatal a été exploré sur la cohorte des enfants nés en 2011, l’exposition des femmes enceintes et de leurs enfants in utero à des polluants de l’environnement. Les expositions au plomb, au mercure et au bisphénol A (BPA) sont en diminution, par comparaison avec les expositions relevées dans des études antérieures ou dans d’autres pays, européens notamment. À venir, les données d’exposition aux phtalates, aux pesticides et aux composés polybromés et perfluorés. Par ailleurs, la contamination des logements par des micro-organismes (acariens et moisissures) a été mesurée à l’aide de 3 000 capteurs à poussières mis en place dans les chambres des enfants de moins de deux mois de vie. Leur influence sur la santé ultérieure des enfants, respiratoire en particulier, sera ainsi évaluée en fonction du « profil de contamination » : six ont été identifiés, dont un (acariens, moisissures et bactéries) plus fréquent dans l’Ouest, probablement en raison du fort taux d’humidité et de températures plus favorables au développement de ces micro-organismes. De prochaines publications renseigneront sur la façon dont les parents se préparent à la naissance d’un enfant, sur leur désir de connaître le sexe de l’enfant par exemple.


Source : Le Quotidien du Médecin: 9459