Un particulier qui s’était fait poser une prothèse de hanche en 2010 a décidé d’attaquer la Cpam de Toulon et l’ANSM. Après son opération en février 2010 à la hanche droite, Frédéric Simon s’est vu implanter une prothèse "de type métal/métal de marque Smith & Nephew". Peu après cette opération, le patient "a commencé à se plaindre de nausées, de perte de poids (100 kg en 2010, 70 kg en 2011 et stabilisation) et de perte de sommeil". Une analyse de sang "allait faire apparaître un taux de cobalt de 4,2 mg/L, soit plus de quatre fois la dose maximale communément admise (1 mg/L)", détaillent ses avocats. Selon ces derniers, l'ensemble des spécialistes consultés expliquaient cette présence de cobalt en trop grande quantité dans le sang "par une usure anormale de la prothèse de hanche type métal/métal", qui mettent en cause à la fois le fabricant et les autorités sanitaires.
Ils rappellent que pourtant, "dès 2010, le rappel mondial des prothèses de hanche (...) métal sur métal avait sonné le glas de cette technologie. Pour autant, non seulement certains fabricants avaient continué à commercialiser ces prothèses, mais surtout cette commercialisation s'était faite avec l'aval des autorités sanitaires de santé", écrivent les avocats dans leur assignation.
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