Plus de la moitié des 32 millions de déficience auditive de l'enfant dans le monde sont évitables

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Publié le 02/03/2016
surdité

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Crédit photo : Phanie

Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la déficience auditive de l'enfant, près de 32 millions d'enfants dans le monde souffrent d’une déficience auditive invalidante, dont 60 % sont atteints d'une déficience auditive évitable si elle est détectée tôt. En effet, les auteurs du rapport estiment que 40 % des cas sont attribuables à des causes génétiques, 31 % à des maladies infectieuses telles que la rougeole ou les otites mucoïdes.

En outre, 17 % des surdités sont liées à des complications survenant à la naissance, dont la prématurité, l'insuffisance pondérale et l'ictère néonatal. On estime enfin que 4 % des cas de déficience auditive chez l’enfant sont dus à la prise par la femme enceinte et le nouveau-né de médicaments ototoxiques tels que ceux qui sont utilisés dans le traitement des infections néonatales, du paludisme, de la tuberculose pharmacorésistante et des cancers peuvent entraîner.

Mettre en place le dépistage précoce

Ces chiffres ont été publiés en amont de la journée mondiale de l'audition qui se tiendra le 10 mars. Pour le Dr Étienne Krug, directeur du département Prise en charge des maladies non transmissibles, handicap et prévention de la violence et des traumatismes de l’OMS : « nous disposons de plusieurs outils pour prévenir, détecter et traiter la déficience auditive chez l’enfant. »

Pour prévenir la déficience auditive, l'OMS préconise de mettre l'accent sur la santé de la mère et de l'enfant via la vaccination et la réglementation de l’usage de certains médicaments ainsi que des niveaux de bruit. Les auteurs du rapport insistent en outre sur la mise en place de programmes de dépistage des problèmes d’audition chez les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire ou scolaire.

L'OMS estime qu'il faut intégrer le dépistage auditif dans les programmes de santé scolaire et jeter des ponts pour la prestation de soins adaptés : médicaux, chirurgicaux et de réadaptation.


Source : lequotidiendumedecin.fr