Après quatre années de bons et loyaux services à la tête du premier CHU de France, Benoît Leclercq tire sa révérence. Pilote issu du sérail des directeurs d’hôpital – c’était une première à l’AP-HP davantage habituée aux énarques –, il avait succédé à Rose-Marie Van Lerberghe, venue de « la société civile » (Danone) et cède la place, donc, à une figure « historique » de la SNCF (qui n’a jusqu’à présent jamais tâté de la santé).
À l’heure des bilans, Benoît Leclercq apparaît comme un intermède « classique » dans la gouvernance souvent chamboulée d’une vieille dame (ainsi appelle-t-on parfois l’AP-HP) capricieuse. Encaissant notamment les remous provoqués dans sa communauté médicale par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), le directeur sortant aura réussi le pari difficile de faire adopter in extremis – c’était la semaine dernière – le dernier plan stratégique de l’AP-HP.
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