Le Syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux (SNSMCV) se dit déçu par la nouvelle convention qualifiée de rendez-vous raté.
Sur le fond, le syndicat des cardiologues déplore la mise en place de modes de rémunération « entremêlés » (tarifs des actes, forfaits, ROSP, participation variable aux charges sociales…) qui forment désormais « une usine à gaz de plus en plus complexe, éloignée d'un modèle économique libéral ». Le SNSMCV appelle de ses vœux une remise à plat de ces modes de financement de la médecine libérale.
Le syndicat n'est pas davantage satisfait par le sort réservé à la classification commune des actes techniques (CCAM) « oubliée à l'exception de quelques actes de chirurgie ». Ces derniers ont été réévalués « par des modificateurs qui dénaturent complètement l'esprit initial de la CCAM », estime-t-il.
Quant à la consultation de référence, « ce n'est que par le biais d'une majoration que la valeur de l'acte de base sera amenée le 1er mai 2017 à 25 euros », relève le syndicat qui craint que plusieurs majorations ne soient suspendues par le comité d'alerte si l'ONDAM est dépassé.
Le manque d'ambition du texte est également critiqué. Ces négociations « auraient pu marquer le début d'une réflexion globale sur l'organisation territoriale, la coopération ville hôpital, la délégation de tâches, les modes de rémunération privilégiant la qualité à la quantité », regrette le syndicat.
Sur ces bases, le SNSMCV salue la position de la CSMF qui « a refusé de s'associer à la signature d’une convention déséquilibrée ».
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