Clémentine Ragondet a toujours voulu faire de la médecine légale. « Cela faisait dix ans que j’embêtais toute ma famille avec cette obsession, sourit celle qui est aujourd'hui en quatrième semestre de médecine du travail à Strasbourg. Mais j’ai décidé de faire un droit au remords dès le troisième jour de mon premier stage : je me suis tout de suite rendu compte que ça n’allait pas me correspondre. » Pourtant passée par la médecine légale durant l’externat, elle a soudain réalisé que « psychologiquement, tenir sur le long terme allait être compliqué ». Il lui a fallu « faire le deuil d’une spécialité rêvée » et définir où s’orienter. « J’ai eu la chance d’avoir une co-interne qui m’a parlé du droit au remords, que je ne connaissais pas, et de la médecine du travail, qui était sa spécialité et que je ne connaissais pas non plus », se souvient Clémentine.
Après plusieurs discussions avec d’autres internes de médecine du travail et une journée de consultation dans un centre de pathologie professionnelle, son choix est fait. « J’ai fini mon stage de médecine légale mais j’étais soulagée à la fin », reconnaît-elle. Thésée depuis peu, Clémentine estime que sa réorientation a été « le meilleur choix de sa vie ». « Lors de mon stage en médecine légale, tout le monde m’avait un peu perdue, et quand je suis arrivée en médecine du travail, j’ai retrouvé ma joie de vivre. » Son conseil ? « Ne pas rester seul, et ne pas hésiter à parler de ses questionnements autour de soi », indique-t-elle.
Article précédent
Les spécialités qu’on quitte… et celles qu’on rejoint
Article suivant
Maurine Rochet, en 6e semestre de médecine d’urgence : « Peut-être qu’un jour, je pourrai demander un double DES »
Les spécialités qu’on quitte… et celles qu’on rejoint
Clémentine Ragondet, en 4e semestre de médecine du travail : « Il a fallu faire le deuil d’une spécialité rêvée »
Maurine Rochet, en 6e semestre de médecine d’urgence : « Peut-être qu’un jour, je pourrai demander un double DES »
MéGalliThique : enseigner la relation médecin-patient par une analyse des blocages
Foire d’empoigne chez Jeunes Médecins : la branche francilienne du syndicat met en cause la direction nationale
4e année d’internat de médecine générale : des avancées mais la réforme se dessine dans la douleur
Des stages pour les étudiants français partis en Roumanie : un pas de plus de l’Ardèche pour attirer des futurs médecins