L’activité des deux haltes soins addictions (HSA), à Paris et à Strasbourg, est bien prolongée de deux ans. Un décret paru ce 30 décembre au Journal officiel confirme la poursuite de l’expérimentation des deux seules salles de consommation à moindre risque du territoire jusqu’au 31 décembre 2027.
Cette année, l’inquiétude montait du côté des associations Ithaque et Gaïa, respectivement responsables des HSA de Strasbourg et Paris, à l’approche de la date butoir du 1er janvier 2026 à laquelle l’expérimentation devait prendre fin. Le 12 décembre, un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adopté in extremis, permettant à ces structures de maintenir leur activité.
Des dispositifs qui ont fait leurs preuves
Les bénéfices de ces salles créées par la loi de santé de 2016 sont salués par plusieurs rapports : l’Inserm en 2021, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) en 2024, mais aussi le laboratoire Reshape (Hospices civils de Lyon). Mais la pérennisation de ces dispositifs n’est toujours pas à l’ordre du jour, les structures existantes restant sous le régime de l’expérimentation.
En avril, deux recours administratifs ont même été déposés par Médecins du monde et la Fédération Addiction pour dénoncer l’inaction de l’État sur le dossier. Les associations déplorent l’obstruction active à la création de ces dispositifs, en particulier à Marseille. Ces contentieux, inédits en Europe, visent à « obliger l’État à justifier son inaction et à prendre des mesures pour installer une véritable politique de réduction des risques », résumait alors Vincent Brengarth, avocat du cabinet Bourdon & associés, qui a rédigé les recours. Une décision de justice pourrait être rendue au plus tôt en avril 2026.
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