Le bâillement est un phénomène bien plus social qu’il n’y paraît. Combien de fois en effet vous est-il arrivé de vous surprendre à bâiller à votre tour après votre voisin de métro ? Le bâillement est communicatif... dès lors que le développement social est suffisamment mature. D’après des chercheurs de l’université du Connecticut, même si le nourrisson commence à bâiller spontanément dès la naissance, les enfants ne sont pas aptes à participer à la contagion collective, avant l’âge de 4?ans. De même, les enfants autistes, qui ont des troubles de l’adaptation sociale, sont peu disposés à observer autrui, à le comprendre et à se laisser envahir en domino par un bâillement incoercible. Et plus les symptômes autistiques sont sévères, moins les enfants sont enclins à imiter le bâillement. « Compte tenu que le bâillement contagieux est un signe d’empathie, expliquent les chercheurs, l’étude suggère que la faculté de s’ouvrir à l’autre, qui va de pair avec celle de l’imiter, se développe lentement au cours des toutes premières années de la vie. Les enfants autistes ne seraient pas réceptifs à certains signaux émotionnels envoyés par autrui. »
Child Development, septembre/octobre 2010.
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