Les doses supraphysiologiques (1000 mg d’équivalent testostérone/semaine versus 50-100 mg) de stéroïdes anabolisants androgéniques exposent à un risque accru d’atteinte cardiaque avec hypertrophie ventriculaire pouvant évoluer vers une insuffisance cardiaque et mort subite, ainsi que d’HTA sévère, de dyslipidémie athérogène majeure, de troubles psychiatriques, de dysfonctions sexuelles et d’ infertilité systématique parfois irréversible.
En cas d’incontinence urinaire sévère après prostatectomie totale, le sphincter urinaire artificiel (SUA) est sous-utilisé d’après la cohorte Observapur, avec 1,9 % de patients implantés alors que 5 % ont une IU sévère. En cause : des patients et des professionnels peu sensibles à la problématique, une connaissance et une acceptation restreintes des options thérapeutiques et une orientation insuffisante des patients vers les centres experts. Il n’y a pas en revanche d’inégalités socio-économiques ou géographiques concernant l’accès au SUA en France.
D’après l’étude de cohorte Promise, il y a chaque année 51 891 patients porteurs d’un cancer de la prostate localisé (LPC) nouvellement identifiés en France, dont 17 289 patients traités à haut risque (LPC-HR ), 12 090 patients traités LPC non-HR et 22 512 patients non traités (LPC-NT). Les survies globale et sans progression à quatre ans post-diagnostic étaient de 97 % et 75 % chez les LPC-HR, 98 % et 85 % chez les LPC non-HR et 88 % et 59 % chez les LPC-NT. La progression est plus fréquente et plus rapide chez les patients traités comme HR, malgré un traitement plus intensif, confirmant un besoin médical chez ces patients. Des études de phase 3 évaluent des stratégies d’intensification en cas de LPC-HR.
La seule contraception hormonale masculine validée (par l’OMS, mais pas par la HAS) est l’injection de 200 mg d’énanthate de testostérone/semaine. Elle agit en bloquant la production de FSH et LH, d’où une moindre synthèse endogène de testostérone testiculaire, ce qui diminue la maturation des spermatides. Parmi les bémols : un recul sur l’efficacité limité à 18 mois, des événements indésirables liés à l’hypertestostéronémie et une réversibilité de seulement 85 %.
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