Le centre de recherche Biotrial, mis en cause dans un article du Figaro qui évoque des "failles béantes dans l'essai clinique mortel de Rennes", a assuré jeudi à l'AFP qu'il n'a aucun lien avec l'étude sur les animaux pointée par le quotidien et souligne n'être qu'un "exécutant" de ce processus. Le quotidien révèle dans son édition de jeudi que des chiens sont morts lors des essais précliniques du médicament qui a coûté la vie mi-janvier à un homme lors d'essais menés par le centre de recherche Biotrial à Rennes pour le compte du laboratoire portugais Bial.
Les essais sur les animaux n'ont pas été réalisés par Biotrial mais par un autre sous-traitant de Bial, le concepteur du médicament testé, a expliqué François Peaucelle, directeur général de Biotrial. "On a un résumé de ces essais qui tient dans une quinzaine de pages sur un montant de données qui, si on devait les imprimer, rempliraient un camion. A partir de ces données il n'y avait pas d'alerte préoccupante par rapport à la tolérance du produit pour les doses auxquelles il était prévu de l'administrer chez l'homme", a-t-il réagi. Et de poursuivre : "Après, le fait que des animaux meurent dans des études de toxicologie, c'est le principe même des études de toxicologie: on va pousser les doses le plus loin possible pour voir justement les doses qui sont tolérables et celles qui ne le sont pas", a-t-il expliqué.
Dans le cadre de l'essai clinique mené sur le médicament du laboratoire Bial "nous, ce qu'on a comme information c'est que les problèmes de tolérance sur les différentes espèces animales ont été observées, mais sur des doses qui étaient de l'ordre de 50 à 100 fois supérieures à ce qui a pu être administré" lors des essais menés à Rennes sur l'homme, relève-t-il. Dans le cadre des recherches pour l'élaboration d'un médicament, "qui décide fondamentalement que l'on va passer sur l'homme? C'est le laboratoire Bial. Qui l'y autorise? C'est l'Agence du médicament et ce sont les comités de protection des personnes", a souligné M. Peaucelle.
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