Il y a de cela quelques années, plusieurs entreprises peu scrupuleuses avaient pour cible les généralistes et leurs cabinets. Leur but ? Convaincre les praticiens de la nécessité d’une expertise pour obtenir un certificat « obligatoire » afin d'accueillir les handicapés. Nombreux sont les confrères qui, tombés dans ce piège, ont été escroqués de 500 à 700 €.
Plus récemment, des sociétés privées ont trouvé un nouveau moyen de gagner de l’argent : le DPC (développement professionnel continu). Ainsi, il y a quelques semaines, notre secrétaire a été démarchée par une VRP qui n’a pas hésité à passer le barrage filtrant en prétextant que les médecins du cabinet s’étaient inscrits à un DPC, et qu’il était important de nous avoir au téléphone.
Ayant réceptionné l’appel, j’ai été surpris par le ton quelque peu directif de cette personne, qui nous expliquait qu’il fallait sur-le-champ s’inscrire (ils allaient rapidement valider une participation sur un thème très instructif) avec eux pour obtenir une formation de qualité.
De nombreuses structures nous noient ainsi de mails et de courriers pour nous inscrire à des DPC, souvent de manière très répétitive. Une véritable course à l'échalote. Ne serait-il pas urgent de moraliser un peu cette formation indemnisée qui rapporte, à mon goût, bien trop d’argent aux sociétés qui développent ces programmes ?
Vous aussi, vous voulez réagir à l’actualité médicale ? Adressez-nous vos courriers accompagnés de vos nom, prénom et lieu d’exercice à redaction@legeneraliste.fr
Régulation de l’installation : une fausse bonne idée
Aptitude physique
Appendicite aiguë : l’évolution des pratiques
Éditorial
Mobilisés en permanence…