Comme disent les bureaucrates, nous avons récemment gagné une heure de sommeil. Mais a-t-on pensé aux conséquences délétères de ce changement d’horaire ? La mesure se justifiait à une époque lointaine où nous avions des idées à défaut de pétrole.
Mais aujourd’hui, les idées ont été remplacées par des principes, l’économie par l’écologie et l’énergie carbonée par sa production naturelle. Alors que nous reste-t-il de l’heure d’hiver ? La fatigue des soignants travaillant la nuit. La perturbation des rythmes biologiques source d’ordonnances et d’arrêts de travail. Le syndrome crépusculaire aggravant les troubles comportementaux en Ehpad. La dépression saisonnière majorant la sinistrose actuelle.
Bref, de quoi donner un aspect exponentiel aux courbes de morbi-mortalité dessinées par la Covid. Alors franchement, le couvre-feu planétaire n’était-il pas le moment idéal pour se débarrasser enfin de cette coutume absurde ? Encore une occasion manquée dans cette pandémie de l’indécision politique.
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