Le nouveau directeur de la Cnam a dessiné les bases d’une « discussion » concernant la future convention.
Une fois de plus nous nous rendons compte du mépris des instances dirigeantes vis-à-vis des médecins généralistes et des autres libéraux.
Alors que des dépenses énormes ont été effectuées pour acheter des antiviraux anti-COVID (ils sont visiblement inefficaces) ou pour effectuer un dépistage pas nécessairement ciblé, les libéraux vont devoir accepter quelques cacahuètes en guise de « revalorisation ».
Depuis des années, on ne cesse de nous dire que nous sommes mieux rétribués, mais force est de constater que cela sous-entend de réaliser des objectifs pour faire des économies.
Les généralistes s’astreignent de ce fait, pour quelques euros supplémentaires, à effectuer certains actes spécifiques pour réduire les dépenses de la Sécurité Sociale.
Depuis des années les ministres de la santé et différents directeurs des CNAM ont balayé la question d’une revalorisation de la totalité des actes réalisés chez les libéraux.
Or, il ne faut pas oublier que le généraliste est l’acteur de terrain le plus impliqué dans les soins primaires.
Est-il normal dans ce contexte qu’il soit autant déprécié dans sa fonction par les pouvoirs publics, et que sa rétribution soit une des plus faibles d’Europe ?
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